[Saga de Wyrred Blackwater] Chapitre 10 - comment j'ai dmoli mon deuxime temple.

Auteur: Rappar <rappar2_at_...>
Date: Fri, 6 Apr 2007 23:34:42 +0200


(c) Rappar

R�sum� de l'�pisode pr�c�dent: apr�s avoir convaincus les exil�s Mitchuins - de farouches rebelles orlanthis - de sa valeur guerri�re inestimable, notre h�ros doit � pr�sent les emmener d�molir le temple chaotico-solaire des voisins des Blackwaters,...


Chapitre 10 - comment j'ai d�moli mon deuxi�me temple.

Attendez, attendez, vous avez pas entendu la suite ! Ressers m'en une. �a fait plaisir de trouver des gens qui cherchent vraiment la v�rit�. Croyez-moi, des r�cits de premi�re main comme les miens, �a a une valeur inestimable. Tout ce que j'ai vu, je le dis ; tout c'que j'raconte, je l'ai v�cu moi-m�me personnellement. J'vous cache rien.

On avait r�ussi � faire �clater ces culs-serr�s de Yelmalions : le roi Toftaring des Mitchuins nous distribue quelques cadeaux. Markos veut des fl�ches - y pense que avec son arc ; faut dire que l'arc servait plus que sa bite - Toftaring lui file des fl�ches. Moi j'suis g�n�reux - �a m'perdra - alors j'souhaite leur �ter une esclave de leur sales pattes voraces. Mon choix se porte sur une esclave d�sesp�r�e avec de jolis yeux. Elle se jette � mes pieds :

C'est pas tout, mais on a une mission � remplir, alors j'tiens un super discours entra�nant aux Mitchuins. En r�sum� : " ce temple... souille vos terres ancestrales... rien ne saurait rabaisser l'honneur des MITCHUINS ! ".

Alors �a y est, y font des plans ; �a p�rore comme un groupe de bonnes femmes. Yarolar le juste m�n'ra l'raid, Maraneti craint des pertes... Not' humakti Belkar propose :
- " r�pandons la rumeur et laissons croire qu'une autre tribu va attaquer
Bagnot. "
Moi :
- " beh, c'est pas trop la v�rit�, �a !? T'es pas Humakti ?"

Nouvelles discussions tactiques ; comment emmener les excit�s au temple ? On a pas envie de traverser les Terres Lunars ; contourner par le Bush Range est discret, mais y a des garnisons Lunars, donc des patrouilles. Finalement on r'pass'ra par la pierre voyageante. Et c'est d'ailleurs c'qu'on fait, nous autres envoy�s Blackwaters : on s'casse vite fait et on r'vient dans not' chacuni�re chez les civilis�s.

�a y est, on est d'retour chez nous ! Enfin chez les civilis�s ! Comme je dis toujours " Y a pas d'endroit comme chez soi " et aussi " chez soi, c'est l� o� on est " !

On s'pointe au rapport au Roi Horngrenn. Il me f�licite pour le succ�s de ma mission. Puis y gueule sur Markos, qui a pas pr�vu de moyen d'faire rentrer les Mites-Chouines chez eux ! " T'inqui�tes, " j'fais au Roi, " y r'partirons comme y sont v'nus, par la Pierre Voyageante ; on s'occupe de la c�r�monie ". Et c'�tait vache important, passque si on ouvre pas la porte � l'arriv�e des Mitch', y restent coinc�s dans les enfers, - et y s'raient capables d'en prendre le contr�le, mouarf !

Juste apr�s nous, y a des d�l�gu�s d'la tribu voisine des Hengkisis qui viennent causer d'leurs malheurs � not'roi : leur tribu menace d'�clater, tout �a. Vraiment les gens y comprennent pas que leurs probl�mes on en a rien � battre et que chacun sa merde. Hors d'ici, les Hengquiquineurs !

Markos rassemble p�niblement quelques types, et moi j'recrute une arm�e de poivrots et de p�qu'nots qui croivent participer � une invocation d'esprits ancestraux anti-aramites. Mouarf ! Des trucs cach�s � l'int�rieurs de trucs clandestins, telle est ma devise.

Ensuite on part faire une reconnaissance en terre Bregalos, pr�s d'ce foutu temple, jusqu'� fr�ler des patrouilles. J'observe les approches du temple, j'balise le terrain : " alors on ira de c'bosquet-ci � c'foss�-l�... qu'on suivra dans c'te direction en f'sant gaffe au c�t� qu'est la lumi�re de la lune, nanani nanana... camouflage... discr�tion...".

Pareil, j'n�glige aucun d�tail d'la c�r�monie d'ouverture de la Pierre de Mouv'ment, j'pr�pare un comit� d'accueil.

C�r�monie. La pierre s'ouvre, et les Mitch' se ruent dehors et... foncent tout droit en direction du temple sans s'arr�ter, comme s'y rec'vaient des coups de Wakbotte au cul ! Merde, quels dingues ! Y s'�taient dop�s � la magie de mouvement !

Moi et ma suite on s'met � ch'val et on cavale derri�re eux. Y traversent un premier village comme une horde de buffles enrag�s, pas du tout discrets. Deux minutes apr�s, y a un essaim de messagers qui s'disperse hors du village donner l'alerte aux quatre coins d'la tribu. Maraneti en rattrape un, calme sa peur, et l'messager repart au pas. J'fais aux autres: " nous allons lib�rer nos fr�res esclaves � Slavefarm ! Pourriez-vous nous indiquer la direction, s'il vous pla�t ? ". Alors �videmment, leurs renforts y sont partis par l�! Qu'est-ce que j'suis rus�, c'est trop la classe!

Deuxi�me village travers�, mais l� les f�roces guerriers Michoui-chouis, qui font trembler les montagnes, se font arr�ter net par des miliciens, qui leur font un magique " halte, on n'bouge plus ! ". Leur libert�, une fois de plus, leur arrive par moi et Artamon Le Sauveur: j'me fais passer pour personne d'autre que Toftaring - le roi des Mitchs, qui menait la charge loin d'vant - et j'les secoue comme ils doivent l'�tre, ces gros plein de puces ! Enfin, les v'la r'partis !

J'pr�cise que moi et ma suite �tions tous d�guis�s en Mitchuins, avec les tartans, les jupes folkloriques et les fanfreluches qui vont bien. J'avais jou� au tailleur, et j'avions d'mand� � ces pillards des "costumes typiques" afin "d'honorer nos h�tes en rev�tant leurs attributs ". Rapport aux repr�sailles terribles que les Lunars allaient faire sur les Blackwaters si y d�couvraient que c'�tions nous qui les avions fait v'nir. Cette pr�caution, � laquelle j'�tais le seul � avoir pens�, allait sauver bien des vies innocentes, dont la mienne.

Vous �tes venus ici en qu�te de v�rit� et de t�moignage de premi�re main ; vous repartirez avec de la sagesse tactique. Sachez qu'il n'est aucun plan qui ne se d�roule sans accrocs ; et que les meilleurs projets, une fois arriv�s � la phase de r�alisation, se r�v�lent inefficaces. Une telle d�ception allait nous tomber dessus.

Arriv�s au temple, nous d�couvrons avec horreur et consternation, que les terribles Mites-chouinent, loin de ne faire qu'une bouch�e des gardes, se font r�tamer comme des d�butants.

Les Mitch' ont saut� par d'ssus les murs qui entourent le temple ; r�sultat, y a la moiti� coinc� d'dans, l'autre coinc�e dehors. Nous on fait leur arri�re-garde, on s'pointe les secourir; j'escalade les murs, pendant qu'Markos, qu'est pas souple pour un sou, tambourine � la porte.

A l'int�rieur, c'est l'bordel : des Flammes d'Argent - c'est les vigiles du temple - courent partout, les Miteux-fouines qui s'battent n'importe comment, mais comme des enrag�s. Une partie d'ma suite s'y met aussi.

Chacun sa sp�cialit� : moi j'suis rus� comme le renard. J'me faufile entre les combattants, puis j'fais style j'suis bless� � mort. Avant long, y a un Flamme - une Flamme d'ailleurs - qui s'pointe pour m'achever, la garce. J'lui enfonce ma dague dans ses entrailles, pour lui apprendre � respecter les mourants, non mais ! Encore une qui f'ra pas d'enfants !

La pagaille se calme pas : lueur agit�e des flambeaux, des cris, du vacarme du fer contre l'fer, mais nous les Blackwaters on avance vers l'd�me. La porte est ferm�e, alors j'commence � la crocheter. Au moment o� j'la pousse, Belkar s'ram�ne, charge, et enfonce la porte ouverte. Y a vraiment des gens qu'on s'demande � quoi y servent !

Au bout d'la salle, y a un escalier qui descend, un escalier qui monte. En bas �a pulse le danger, ma suite s'y pr�cipite. Moi j'monte pour qu'on nous prenne pas � r'vers, et j'tombe sur un grand pr�tre. Oh, il �tait certainement plus impressionn� par la d�termination meurtri�re que l'on pouvait lire dans mon regard que par mon accoutrement ridicule. Un �clair pourpre �norme jaillit d'ses mains ; je n'dois qu'� mes r�flexes et � la Protection Divine d'Artamon d'esquiver l'�clair qui s'�crase contre les parois d'l'escalier, qu'y blaste. Je r'descends rejoindre les autres, le lunatique aux trousses. Le grand-pr�tre �crase Maraneti d'un �clair sur l'mur, comme un moustique, puis y vacille : j'vois qu'il a une fl�che de Markos � travers le corps ! Y tombe dans l'escalier ! Ah ah ! Plant� comme un insecte, le grand-pr�tre !

J'vous dis, c'�tait l'tohu-bohu total ! Et pourtant, gr�ce � mon sang-froid,
j'peux d�composer chaque action ! Maraneti a balanc� une fiole
d'anesth�siant, mais elle m'est tomb� dans mon capuchon. Ni une ni deux,
j'la r'prends et j'l'�crase sur la t�te du m�chant pr�tre du Tsunami Rouge !
Y d�gaine sa serpe, j'lui attrape le bras au moment o� y va m'�gorger ! On lutte silencieusement en y mettant toutes nos forces ! Mais comme j'l'immobilise gr�ce � mon exp�rience du corps-�-corps, Markos, bien � l'abri, l'aligne et l'transperce une nouvelle fois. �a y est, on l'avait eu, le boss !!

Je reprends mon r�le de leader et on r'descend au sous-sol du d�me, et on tombe dans une cave avec une pierre g�ante, cristalline et rougeoyante. Analyse que j'fais maint'nant: c'�tait un relais destin� � �tendre la zone d�limit�e par la Ligne Rouge.

En tout cas Yarolar y r'conna�t un artefact lunar ; y pique la pierre avec sa lance, qui s'y enfonce. La pierre d'vient lumineuse tout en commen�ant � fondre, y fait tr�s chaud, on s'casse fissa.

Un geyser d'�nergie bondit vers les �toiles, faisant sauter l'd�me comme un bouchon. Une explosion fait �clater ses murs et r�pand une pluie de d�bris aux alentours. J'esp�re qu'y z-avaient compris, les Tsunamis ! On veut pas d�vos fabriques � chaos qui nous polluent ! Gardez-les chez vous vos

b�timents moches, on est icitte chez nous ! �a pour un message, il �tait clair !

J'vous vois tous la bouche b�ante et vous frottant les yeux. J'vous ai fait r'vivre des �v�nements historiques et marquants, et cela sera tout pour ce soir. Encore un digestif pour le conteur. Vous pouvez retomber sur moi ici ou l�, j'me d�place vous comprenez, j'sais trop de choses sur trop d'gens. Mais des tas d'a�des r�pandent et chantent la glorieuse Saga de Wyrred, qui ne dispara�tra jamais, et m�me au contraire, elle grandit, plus forte, plus �pique � chaque fois !

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