[Saga de Wyrred Blackwater] Chapitre 14 - comment j'ai gagn un procs difficile

Auteur: Rappar <rappar2_at_...>
Date: Sun, 13 May 2007 23:18:13 +0200


(c) Rappar

R�sum� de l'�pisode pr�c�dent: poursuivi par les Flammes d'Argent pour avoir d�moli un temple chotico-yelmite, notre h�ros s'est joint � l'ONG charitables "les Mains Ouvertes", avant de se faire surprendre dans cette mission g�n�reuse par un al�a climatique...

Chapitre 14 - comment j'ai gagn� un proc�s difficile

Merci d'�tre venu � ma conf�rence quotidienne. Certains parmi vous se disent peut-�tre : � y radote, notre Chef �, ou � ses histoires, il les invente au fur et � mesure �. Ceux-l�, je vous le dis, ne feront pas carri�re dans l'Organisation. Je m'adresse donc aux autres : tendez l'oreille, tirez sagesse
de mon exp�rience.

J'�tions donc � Fort Engoli, un fort de soldats lunar perdu en Sartar. J'�tions coinc� par le froid surnaturel qui r�gnait dehors. C'est clair que quand vous �tes au milieu des militaires et que votre couverture ne tient qu'�
un fil - je viens de faire un jeu de mots. Riez. -, vous pouvez vous attendre � �tre perc� � jour.

Le�on num�ro un : m�fiez-vous des militaires. A la premi�re heure de la nuit - y z-ont gu�re �t� patients, les salauds - la porte est enfonc�e, la porte et la fen�tre vomissent des Solaires dans la piaule. Y font prisonniers tout l'monde sauf Trigora, la copine elfe de Markos ; elle se glisse � travers les troncs de la palissade.

Pourquoi Markos, qu'�tait un �claireur entra�n� � d�tecter les embuscades, avait-il rien vu v'nir ? Comme je le dis : � y d�tectait les embuscades en tombant dedans �. Une telle incomp�tence rest'ra un myst�re pour moi. Et ce s'ra la l'�on num�ro deux : entourez-vous d'gens capables. Markos �tait un bon tireur � l'arc, mais il �tait trop confiant. J'aurais pas d� me r'poser d'sus.

Les Solaires, quand y d�boulent, am�nent une lumi�re violente dans la pi�ce ; non seulement y est pas possible de se cacher dans l'ombre - y a pas d'ombre -, mais l'Ombre trolle qui �tait en moi a pas du tout aim�, et j'me roule par terre de douleur en d�gobillant, tandis qu'ma part d'ombre essaye d'se barrer. J'avais deux choix : soit j'me rendais et j'me retrouvais � l'ombre (Riez.), soit j'expulsai ma part d'ombre.

Le�on num�ro trois : ne vous faites jamais prendre. Mon choix fut rapide et co�teux : je fis appel � Eurmal le Complice d'Artamon (innombrables sont ses s�ides !) ; c'est lui qui avait foutu l'bordel en me f'sant avaler l'ombre trolle, logiquement c'est lui qu'allait encore foutre la merde en cassant c'qu'il avait construit. Ce connard d'Eurmal m'exau�a : j'aurais dit que je me
d�chirai d'un bout � l'autre, que tout c'qui se s�parait de moi me sortait par tous les orifices, et je me dissociai entre moi et mon ombre.

Le�on num�ro quatre : faites comme le l�zard. Si vous devez vous s�parer d'une partie d'vous-m�mes pour vous tirer d'un pi�ge, faites-le. M�me s'il s'agit de votre queue, whahaha. J'ai fait une blague. Riez.

Bien s�r, les Solaires se sont j't�s sur cette ombre, qui est aussi pass�e � travers la palissade. Quand y-z-ont eu fini de se d'mander ce que c'�tait qui s'�tait enfui, y avait un peltaste lunar de plus parmi eux (moi).

Ceux qui nous poursuivaient depuis l'd�zinguage du maudit temple avaient fini par nous rattraper. Le�on num�ro cinq : r�glez leur compte � vos poursuivants avant qu'y vous remettent la main au collet.

Les pouvoirs d'Artamon sont grands - j'vous invite � vous incliner d'vant l'effigie d'Artamon - c'est celle qui est sur vot' gauche, tas d'imb�ciles ! -
mais pas tout-puissants face au pouvoir de v�rit� de pr�tres solaires. Le peltaste que j'�tais d'venu s'est trouv� mal, et s'est fait porter � l'infirmerie. Ensuite j'assomme l'infirmier, et j'le mets dans le lit � ma place. Du coup j'peux me glisser du c�t� d'Markos, qu'y sont en train d'interroger � grand renfort de coups de poings et de lumi�re
�blouissante dans la gueule. Il va �tre transport� � Alda-Chur et �tre jug�
par
Harvar Poing-de-Fer soi-m�me.

Vous avez plus de chances de faire sortir quelqu'un � un proc�s, par des grosses manips, que chez les troupiers, qui ont tendance � taper avant et d'faire la justice apr�s. La le�on s'impose d'elle-m�me. J'd�cidai d'attendre.

Un convoi de chariots de miliciens lunars nous ram�ne � Alda. Markos et Joran prisonniers, moi infirmier. Comme y nous fallait des alli�s, j'explique � Joran pourquoi qu'on est l�, que l'chaos c'est moche et qu'on a bien fait de raser l'temple de ces horribles Tsunamis Sanglants.

Arriv�s � Alda, j'prends contact avec les Mains-Ouvertes, et on s'ram�ne au proc�s de Markos, qui d�bute (le proc�s d�butait, pas Markos. Encore que. Markos apprenait jamais rien). Entre-temps, Markos a �voqu� ses bonnes relations avec Pharandros, et s'est r'trouv� mieux trait�.

L� aussi, si vous avez des relations, mentionnez-les, �a impressionne toujours beaucoup.

Nos accusateurs c'�taient des pisteurs d'la tribu Bregalos - les amis des Templiers, ceusses qui avaient construit des r��metteurs de la ligne Rouge, les temples qu'allait transformer Tarsh en Pays b�ni de Yelm, suivant le r�ve m�galo de Mo�rades. Y nous avaient cours� depuis l'temple, chez les Mitchuins et � travers le duch�.
Au tour de Markos : y dit qu'il est militaire. Les autres disent qu'y est un tra�tre alors, et qu'y vont l'crucifier.

Il fallait bien que j'intervinsse. Derriw le fameux marchand est intervenu dans l'tribunal ; j'y dis que Markos est mon employ�. Le tribunal, �a doit m'inspirer : j'arrive � jamais dire la v�rit�, sans toutefois mentir effront�ment. Ensuite j'passe � l'attaque : pourquoi que Markos est accus�, si c'est les Mitchuins qui ont fait l'coup ? Markos et moi on est Blackwaters, pas Mitchuins ! J'y dis qu'les Breganonosses, y z-ont qu'� attaquer les terribles Mitchuins ! Mais y z-ont trop peur, alors y se sont attaqu�s au pauvre Markosse, qu'a rien fait mais qu'�tait � leur port�e !

Bref, ma plaidoirie d�fait la partie adverse. Y tentent alors leur dernier coup de d�s : y tentent de corrompre le Duc, les inf�mes ! Le Duc, y trouve
�a tr�s int�ressant, le cupide ! Mais Artamon (b�ni sont ses conseils,
inclinez-vous d'vant la statue � votre gauche) me souffle alors : � demandes-y d'montrer le flouze ! �. Ce que j'fais. Et l'argent, ils l'ont pas sur eux. L�, j'l'avais gagn�, mon proc�s. J'ai t�t fait de d�masquer les escrocs. L'escroquerie, �a me conna�t. Croyez-moi, un proc�s c'est tr�s sympa quand c'est pas vous l'accus� !

Le duc avait envie de condamner Markos et moi quand m�me. Heureusement, c'est l� qu'sont intervenus les Mains-Ouvertes, t�moins d'not'moralit�. Faut dire que j'les avait bien intoxiqu� en f'sant le m�c�ne b�n�vole convaincu. Les Mainzes voyent que l'duc veut s'd�barrasser du sac de merde, de nous et des Bregaloosers, et les Mainz' lui disent qu'y vont �vang�liser et faire la charit� � Balazar. Ni une ni deux, et comme nous sommes les amis de Pharand-rosse, le duc nous propose soit de nous livrer aux Br�galos, soit de pr�ter serment aux Mains Ouvertes.

Nous pr�tons bravement serment : (ce serment � la con est grav� dans ma m�moire) � Je jure d'accompagner les fr�res de la Main Ouverte � Balazar et d'y rester au moins un an �. Le tout mortellement verrouill�-blind� par Yanafal Tarnis. Un : ne pr�tez pas de serments, y aura toujours quelqu'un pour vouloir vous les faire respecter. Deux : ne les pr�tez pas devant Yanafal Tarnis, c'est un gros con, j'vous raconterai le coup de pute qu'y m'a fait. Trois : formulez le plus vagu'ment possible. Ici, voyez comme je suis g�nial, j'avais juste jur� d'accompagner les Fr�res, pas de rester avec eux ! Le plan �tait de rester un an � Bas-le-Bazar, o� je f'rai ce que j'veux, au lieu de servir la soupe populaire et de soigner les vioques.

C'est tout pour aujourd'hui. Levez-vous et inclinez-vous devans la statue d'Artamon au passage. Tous ceux qui s'trompent sont de corv�e. Ha ! Vous avez
oubli� qu'Artamon �tait le ma�tre de l'illusion, et qu'il a pris l'apparence d'Eurmal : c'�tait la statue d'Eurmal qu'y fallait v�n�rer ! Vous �tes tous de corv�e !

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