Chroniques de Gwandor - 21ème scénario

Auteur: El Hobbit <yahermenier_at_...>
Date: Fri, 03 Aug 2007 14:28:31 -0000


21EME PARTIE - UN PLAN TOMBE A L'EAU, UN DESTIN SORT DE L'OMBRE Participan=
ts: Mordred, Bofrost, Rokald & Grenwulf

« Une nouvelle année commence,=
 nous avons ramené la Magie de Gwandor
en réunissant les sept tributs,=
 je me refuse de m'arrêter en aussi
bon chemin » grommela le Vanganthi=
 en portant sa chope à ses
lèvres. « Nous partageons le même avis = » ajouta Rokald. « Ouais…
attaquons le Fort de Jarolar » rajouta M= ordred. « Non » répondit
Rokald. « Il nous faut trouver autre chos= e, je propose de s'en
prendre plutôt aux Gordes. Après tout, le Fort d= e Jarolar est sur
leur tula. Ne sont-ils pas traîtres aux Culbréa ? Ne=  sont-ils pas
aussi traître à Orlanth en abandonnant le culte d'Elmal = au profit de
Yelmalio et les Sept Mères ? ». Tous s'accordèrent sur = ce choix et le
reste de la soirée fut passé à trouver un bon moyen p= our leur causer
du tort et si possible engendrer le désordre jusqu'aux h= ommes rouges
du Fort de Jarolar.

C'est l'idée de Mordred qui fut retenu= e. Elle consistait à entrer
dans le tula des Gordes, y voler des habits = et différents objets de
factures Gordes, tel des armes ou des parures. P= uis ils effectuaient
une embuscade sur une patrouille lunar du Fort de Jar= olar. Ils
décimeraient l'intégralité de cette patrouille et laissera= ient
quelques armes Gordes afin de les discriminer. Grenwulf y vu même =
l'opportunité d'y apporter la Mort, en sacrifiant un Gorde qui pourrait =
être laissé sur les lieux de l'embuscade.

Plusieurs questions restaien=
t cependant en suspend. Comment entrer
dans le tula Gorde sans se faire re=
pérer ? Rokald proposa de ne pas
trop s'enfoncer sur leurs terres et d'e= ffectuer un rituel à Finovan
pour assurer le raide. Mais alors comment o= btenir le soutien du
clan ? Le rituel impliquant la participation d'une ba= nde de guerriers
leur disant adieu. Grenwulf proposa de demander à sa tr= oupe d'humakti
de les soutenir. Puis vint la question de l'autorisation de=  Kulbrast.
Mordred se mit alors à sourire et annonça qu'il s'en occupe= rait.

Ainsi Mordred annonça à Kulbrast que lui et ses cousins se rendr= aient
sur les terres Gordes pour voler du bétail, et e rituel à Finov= an
fut accompli en présence des humaktis de Grenwulf.

Nos héros pé=
nétrèrent de nuit dans le tula Gorde. Rokald conduisit la troupe hors =
des sentiers battus, en direction de trois maisons longues proches de la f=
rontière des Baies bleues. Une fois sur place, Mordred et son alynx se d=
éplacèrent en éclaireur. Pendant ce temps,
le reste de l'équipe so=
uhaita améliorer le plan. Il faut dire que depuis la Quête du Sang de =
la Bête, Grenwulf, Rokald et Bofrost
étaient devenu plus perfectionnis=

te qu'auparavant, ce qui n'était pas
le cas du yinkini. Ainsi décidè=
rent-ils de commencer par s'emparer
d'une partie du bétail pour pouvoir,=
 par la suite, attirer une partie
des guerriers dans une embuscade. Ainsi = il n'y aurait pas de témoins
et la première partie de leur plan aura =
été menée à bien. Bofrost

envoya alors son aigle quérir Mordred,=  mais celui-ci, pris par son
côté eurmali, fit mine de ne rien compren= dre et alla même jusqu'à
s'approcher de l'entrée d'une des maisons. =

Une fois l'aigle revenu bredouille auprès du vanganthi, Rokald s'approc=
ha de l'enclos et démonta discrètement la barrière. Puis avec l'aide=
 de ses cousins, il commença à diriger le troupeau en direction de la =
forêt. Pendant ce temps, Mordred se lança le prodige des Yeux d'Alusar=
 et profita de l'obscurité pour entrer dans la maison longue. Une femme =
le repéra, mais l'obscurité permit à Mordred de se faire habilement =
passer pour un autre et elle le confondit avec un Gorde. Le jeune yinkini =
en profita pour essayer de voler quelques vêtements, mais au moment mê=
me ou il attrapa sa première prise, des cris d'alertes se firent entendr=
e à l'extérieur de la maison.

Le troupeau de vaches s'étaient excit=
é et beuglait à tout va. Très

vite, un grand nombre d'hommes d'armes=  sortir des trois maisons
longues et se mirent à poursuivre leur troupea= u. Nos héros,
s'enfonçaient dans la forêt de conifères, guidant l= eur prise comme il
le pouvait. Grenwulf qui fermait la marche réalisa qu= 'il y avait plus
de trente assaillants à leur trousse. C'était un dile= mme pour nos
héros, car ils ne pouvaient réaliser leur objectif qu'en = tuant tous
leurs poursuivants et ils étaient nombreux. De plus, ils cr=
éeraient

une Guerre de Sang entre le Gwandor et les Gorde s'ils parvenai= ent à
les occire tous et le Gwandor n'était pas encore prêt.

Mordre=
d de son côté assomma une femme qui, aux lumières des premières to=
rches allumées, l'avait remarqué et avait tenté d'alerter ses proche=
s. Le yinkini s'enfuit avec le fruit de son larcin et profita de la cohue =
pour se cacher et se perdre dans la forêt.

Jusque-là le plan semblait =
se passer à merveille. Toutefois, le
nombre de poursuivants conduisit no=
s héros à lâcher le troupeau,
espérant qu'une plus petite quantit=
é d'hommes les poursuivraient. Et

tel fut le cas, lorsque nos héros ap=
prochant la frontière se
stoppèrent pour affronter les gorde. Une quin= zaine d'adversaire leur
faisait face. Grenwulf avait été en partie opp= osé à l'idée d'une
embuscade, contraire aux principes humakti. Aussi=  choisit-il d'en
appeler au défi d'Humakt contre Yelmalio et ainsi conva= inquit le chef
des poursuivants, adepte de Yelmalio, de s'opposer à lui.=  Si Grenwulf
gagnait, les poursuivants devraient abandonner armes et armur= es et
retourner dans leur foyer. Dans le cas contraire, les gwandori se r=
endraient et paieraient pour les dégâts subis.

Un cercle de gorde et =
de gwandori se dessina autour des deux
combattants. Le yelmali alluma sa l=
ance et son bouclier d'une lumière
qui aveuglait Grenwulf. Il effectua q=
uelques passes d'armes pour
juger des qualités de Grenwulf. Celui-ci rec= ula en entamant sa danse
de mort. Il répliqua de la même manière tou= t en s'imprégnant de la
magie de Mort. Le yelmi esquiva et répliqua en=  gardant encore ses
distances. Grenwulf souhaitait un combat rapide, aussi=  saisit-il
Frisson de ses deux mains et porta une attaque transversale qui=  

renversa le gorde. Une fois à terre, le yelmali refusa son échec et =
se relevant demanda un combat à mort. « Quel folie de demander cela à=  

la Mort elle-même » se dit Grenwulf en lui-même. Ainsi, Le yelmali =

rencontra son destin, ne faisant qu'un avec Frisson qui traversait mainte=
nant sa poitrine. Le yelmali s'effondra et les gordes déposèrent leurs=
 armes à terre. Malheureusement, le plan venait d'échouer, il ne serai=
t plus possible d'utiliser des biens gordes que l'on savait avoir été =
volé par des gwandori.

Ainsi nos héros rentrèrent chez eux avec un = goût amer. De plus,
Kulbrast les attendait et était en colère. Non p= as qu'il se serait
opposé à un raide sur les Gordes, il estimait simpl= ement qu'en tant
que Chef de Clan il devait en être informé. Grenwulf = passa les jours
suivants auprès d'Orgumleide, au Gouffre de Mort. Bofros= t prit les
commandes d'une troupe du fyrd en répondant à son devoir de=  thane.

Rokald et Mordred quand à eux, décidèrent qu'il était tem= ps
d'accomplir le rituel permettant à un eurmali d'être lié un orlan= thi.
C'était ainsi qu'il en fut entre Orlanth et Eurmal, conférant au =

dernier, la possibilité d'obtenir protection et au premier l'assurance =
qu'Eurmal lui obéirait. En d'autres termes, Mordred resterait lié au c=
lan, aux lois d'Orlanth et à celles d'Heort. En contrepartie, il obéir=
ait à Rokald qui serait responsable de
l'eurmali/yinkini. Rokald ne conn=
aissait pas le mythe de la première
promesse à Orlanth, mais il connai=
ssaît très bien l'une des suivantes
ou Eurmal trahie la confiance d'Or=
lanth. Celui-ci le tua, mais face
aux supplices du bouffon, accepta de le = reprendre à son service.

Orlanth (Rokald), appela à lui le jeune Eurma= l (Mordred), afin qu'il
vienne le rejoindre dans sa demeure. Une fois sur = place, Orlanth lui
tenu ce discours : « Il fait bien froid dans ma couch= e, la fourrure
de l'ours ne garde pas ma chaleur et l'âtre ne réchauff= e pas mon
corps. Il me faut la brulure d'une compagne pour l'hiver. Tu es = sous
mes ordres Eurmal, aussi je te donne l'ordre de me ramener, séance =

tenante, une jeune et belle blonde aux rondeurs à rendre jalouse toute =
femme du clan ». « Je le ferais mon Seigneur », répondit Eurmal. E=
t il quitta la demeure de son maître aussitôt.

Mordred se rendit aupr=
ès de la plus belle fille encore célibataire du Domaine de Gudny. Elle=
 était blonde, jeune et avait les rondeurs des statues des temples d'Ul=
éria. Mordred s'assit à ses côté alors

qu'elle était en train de=
 broder. Mordred était malin et il utilisa tout ses charmes renforcé d=
e sa magie de séduction pour séduire sa proie. La jeune fille fut pris=
e sous l'emprise de Mordred alors qu'il venait tout juste de s'asseoir. Ce=
 fut comme si elle réalisait
qu'elle l'avait toujours voulu et après-t= out, c'est ce que désirait
Eurmal. Ainsi, Mordred ne tint pas parole et = s'occupa lui-même
d'honorer la belle, entre deux vaches de l'étable ad= jacente. Ne
sachant pas comment réparer son erreur, Eurmal s'enfuit de l= 'étable
en hurlant et tourna en rond dans le village. Puis il repéra u= ne
blonde encore célibataire, et jeune de surcroit. Eurmal eut cependant=  

un doute, les rondeurs de la fille semblaient peut-être trop glorieuse=
 pour son maître. Après tout, la quantité peut se substituer à la =
qualité se dit-il en lui-même. Aussi réussit-il à convaincre que R=
okald était depuis bien longtemps amoureux d'elle mais que sa timidité=
 l'empêchait d'agir. Aussi avait-il été chargé de transmettre ce m=
essage « Mon cousin Rokald t'attend à cet instant même, il se repose=
 dans la Maison Gudny, va le voir et ouvre lui ton cœur ».

« Mais qu=
e me rapportes-tu donc là ? » s'écria Orlanth en voyant entrer Eurma=
l accompagné d'une forte blonde. Il jeta la femme hors de sa demeure et =
couru après Eurmal qui s'enfuit en hurlant et en implorant la pitié de=
 son maître. Celui-ci fort de sa magie de Mouvement eut tôt fait de ra=
ttraper l'insolent, il se jeta dessus et le mis à terre. N'écoutant pa=
s un mot du Bouffon il écrasa ses points de foudre sur son visage. Un =
à un, les coups portés emportèrent
Eurmal dans l'inconscience. Quand=
 celui-ci se réveilla, Orlanth était
partie. Il se leva et prenant son=
 courage à deux mains, se rendit à
nouveau dans la demeure de son ma=
ître.

Eurmal entra et se prosterna devant Orlanth, implorant son pardon= , sa
pitié et magnanimité. Orlanth s'était calmé et se rappela alo= rs les
sages paroles de son épouse Ernalda : « La violence est raremen= t la
solution ». Aussi, amusé, le Dieux des Tempêtes écouta le bou= ffon
gémir et pleurer jusqu'au bout. Et quand Orlanth en eut assez, il =
s'approcha d'Eurmal et lui tint ses paroles : « L'erreur est fait partie=
 du grand mouvement mais elle doit être corrigée, tu as déjà fait =
un pas en ce sens. Aussi tu m'obéiras, tu obéiras aux lois de notre tr=
ibu et en échange je me porterai responsable de toi aux yeux de la tribu=
 ». A ces mots, le rituel se termina. Rokald et Mordred
étaient mainte=

nant liés l'un à l'autre comme Orlanth et Eurmal.

Deux jours plus tard=
, la mère de Rokald rendit sous dernier souffle. Avant de partir elle ap=
pela son fils à son chevet et lui chuchota ses derniers mots : « Mon f=
ils, Ernalda me rappel à elle, je vais bientôt marcher dans le domaine=
 de Daka Fal. Mais avant d'entreprendre ce voyage, je dois te révéler =
la vérité sur ta naissance. Si tu es un Gudny de part ton éducation,=
 tu es avant tout de sang royal. Tu es un descendant de Jarolar, fils de S=
aronil, fils de Sartar et ton nom est
Argrath. » Elle demanda à boire =
un peu et lui donna tous les détails,
son père Hiord, elle et d'autres=
 membres du clan revenaient d'un
voyage à Wilmskirk. Sur le chemin du re= tour, ils trouvèrent les
restes d'une caravane fraîchement décimée=  par les troupes de
l'Empire. Un peu plus loin dans le fossé, Hiord ente= ndit les cris
d'un bébé. C'était Rokald, il était enveloppé dans=  une étoffe
luxueuse. La femme qui le tenait encore dans ses bras étai= t mourante,
une plaie béante lui traversait la poitrine. Elle semblait = être une
servante d'Eninta, un sous-culte des sages-femmes d'Ernalda. En= tre
deux gémissements elle supplia le couple Hiord d'adopter l'enfant. =
Elle ajouta que ses parents légitimes avaient été tués le jour de s= a
naissance mais qu'elle avait réussi à s'enfuir avec le bébé. Les=  

Lunar souhaitait peut-être sa mort de part sa descendance mais surtout=
 pour empêcher certaines prophéties de se réaliser. Elle leur fit ju=
rer de ne rien dire à l'enfant sur sa véritable identité à moins =
de ne pouvoir faire autrement.

Rokald ne put poser plus de questions, sa = mère expira et les femmes
prirent alors soin d'organiser des funéraill= es dignes d'une grande
gwandori.

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