RE : [Glorantha_VF] [Saga de Wyrred Blackwater] Chapitre 9 - comment, à la tête de cent guerriers, j'ai mené une formidable bataille

Auteur: Philippe AURIBEAU <erfoyel_at_...>
Date: Sat, 31 Mar 2007 09:20:20 +0200 (CEST)


Toujours aussi intéressant.

Dis, tu nous prépares une partie en fran= çais pour Tentacles (regard suppliant)? On sera au moins six gloranthiens=  là-bas.

Flip

Rappar <rappar2_at_...> a écrit :                     =
             (c) Rappar
 

 Résumé de l'épisode précédent: le Cons= eil tribal, reconnaissant les
 éminentes qualités diplomatiques de notr= e héros, lui demande de recruter des
 guerriers de la tribu des exilés =
Mitchuin pour détruire le temple
 chaotico-solaire de leurs voisins, sans=  que la tribu soit mouillée.  



=  

 Chapitre 9 - comment, à la tête de cent guerriers, j'ai mené u= ne formidable
 bataille  

 Nous v'là chez les Mitchuin, et évidemment y=  z-ont jamais vu d'civilisés
 comme nous, alors y savent pas où nous me= ttre, et nous placent aux basses
 tables. Un de nos soldats, un humakti nom= mé Belkar, fait l'rustre pour
 s'distinguer, ça manque tout foutre en l=
'air. Enfin, on s'présente au roi,

 et j'lui démontre par a plus b qu'i=
l appartient à sa tribu de fanfarons
 prétentieux d'aller blaster l'tem=
ple.  

 Et là, dégonflage total de la baudruche. Ça, pour c'qui est d=
'attaquer des

 fermiers désarmés y sont les premiers, mais faire un rai= d profond en
 territoire enn'mi, y a plus personne ! Y m'font : " mais bien=  sûr, NOT'
 temple qui s'trouve sur NOS anciennes terres et qu'c'est NOUS=  qu'y gène, on
 accepte de VOUS laisser raser l'abomination, pour NOTRE p= lus grande gloire à
 NOUS. ". J'serre très fort les fesses, si vous voy= ez c'que j'veux dire,
 passque leurs manières de couards étaient bien e= n d'ssous d'leur réputation
 de farouches guerriers, comme c'là arrive = souvent, vous le verrez dans
 vot'vie, vous s'rez souvent déçus...  

 =
Comme on s'y attend d'la part d'arriérés nombrilistes, y nous font qu'c=
'est

 à nous d'prouver not valeur, et qu'y faut s'joinre à un d'leurs r= aids.
 Evidemment, il allait s'avérer que nous constiturions en fait l'= élément
 déterminant du succès de leur entreprise, laquelle eût = été, en notre
 absence, un désastre certifié.  

 Markos s'épuise =
à s'battre contre le gars qu'il avait provoqué. Y gagne la  hache de so=
n adversaire, et puis c'gros bête rend la hache. Quelle gerberie  ! C'é=
tait bien la peine assurément ! Comme Markos a pas sa dose de fer  détr=
uit, il va encore faire la guerre à n'importe qui. Et après c'est moi  =
qu'on traite de Eurmali !  

 (Markos y voulait faire l'elfe, alors y s'prom= enait comme un demeuré en
 grognant : " moi j'aime pas l'fer "... Con-ste= r-nant !)  

 Bon après, y a des épreuves pour avoir le privilège d'al= ler later les
 laboureurs du voisinage. Ma suite passe les épreuves guerr= ières, moi j'suis
 un artiste, j'vais aux épreuves artistiques. Oui, y = r'crutaient des clowns,
 pour leur raid. Z-étaient eux-mêmes des clowns= . Alors moi j'pique en plein
 vol les objets d'un jongleur, que je ridiculi= se limite, sous vos
 applaudissements.  

 Y nous font un gros discours bido=
n - et j'm'y connais - sur l'impérieuse
 nécessité historique qu'y-z-=
ont d'aller casser la gueule au clan des  Diranis, qui leur doit des arri=
érés d'impôt. Motivations légitimes, mon cul  ! Les Mitchuins sont =
des pillards et des racketteurs, y vont piquer la  bouffe et les femmes d'l=
eurs voisins et pis c'est tout ! V'là qui c'est, nos  alliés ! Des trua=
nds ! Je m'demande si limite le Tsunami Rouge c'était pas  mieux.  

 En p=
lus j'apprends que l'raid, c'est aussi un test pour nous, et qu'on a  int=
érêt à s'montrer à la hauteur des héros qu'y s'imaginent être. = Sinon, y
 z'ont une excuse en or pour pas nous suivre dans la liquidation d= u temple.  

 Nous et les maraudeurs sanguinaires on traverse des étendues=  montagneuses
 ravagées par les Lunars lors de leur conquête. Comme ce = sont des gros
 vaniteux, les Mitchuins décident de passer par une passe s= ecrète d'où
 personne n'est jamais rev'nu. C'est déjà vous donner u= ne idée du niveau
 tactique des gars. Ensuite, y z-envoient comme éclai= reur l'humakti Belkar et
 une sauvageonne hautaine nommée Irsa, au lieu d=
'envoyer moi qui me camoufle

 comme pas deux ou Markos qui sait faire rien = d'autre que sentir les
 embuscades parce qu'il tombe dedans. Preuve suppl= émenatire du niveau
 tactique en dessous de tout des barbares. Là, je m= e suis d'mandé si on
 aurait pas plus de chances de démonter le temple = avec une p'tite cuiller
 qu'avec des Mitchuins.  

 D'ailleurs j'leur emprun=
te quelqu'z'objets à sacrifier pour la plus grande  Gloire d'Artamon, y z=
'y voient que dalle.
 

 Eh ben y avait une bonne raison pour que personne r= evinsse de la passe :
 elle est bourrée de géants teigneux !  

 Belkar =
et Irsa, qui manquent visiblement d'expérience du combat, se sont  fait s=
urprendre. Pourtant, les géants, y s'voient de loin ! Belkar a juste  le =
temps de souffler dans son cor pour app'ler à la rescousse, tandis  qu'Ir=
sa essaye d'échapper à une avalanche. Aussitôt, j'accours à l'aide.=

 Comme on est là pour s'illustrer, j'vais m'illustrer : j'insulte les g= éants
 hors de leur portée, j'fais des bonds prodigieux avec des mimiqu= es outrées,
 j'crie " Taïaut, suivez-moi mes braves ! ", j'fais un max = de trucs
 spectaculaires et inutiles, du genre courir autour des géants e= n beuglant
 des ordres. Emballés par mes talents de meneur d'hommes, tous=  les barbares
 me rejoignent et on charge des monstres gros comme dix fois = notre taille.  

 Markos reste bien planqué et dégomme de loin géant a= près géant. D'ailleurs,
 anecdote : à un moment, y a un géant qui l= ui balance un énooorme rocher sur
 la gueule. Faut que j'vous dise que Ma= rkos était complètement miro : en
 fait, c'était l'esprit de son arc =
vivant qui tirait pour lui. Alors quand y  voit un gros truc sombre voler v=
ers lui, Markos qu'est-ce qu'y fait ? Y a dû  croire qu'c'est un gros ois=
eau, passqu'y tire une flèche dessus !! Ouarf !  Heureusement que l'géa=
nt savait pas viser, l'rocher tombe à côté! Markos y  croit qu'c'est =
sa flèche ! Il a bien failli commencer une nouvelle carrière  de crêp=
e aplatie !  

 Bien que je menasse et dirigeasse les guerriers et que j'soy= e un ouragan
 d'mort, la bataille tourne mal pour les éléments incontr= ôlés : Belrak et
 Isra s'font massacrer par des géants et me supplien= t d'intervenir. Moi
 j'suis gentil - ça m'perdra - j'accours à leur s'c= ours.  

 J'avions tout d'suite identifié l'point faible des titans : leur=  bêtise,
 passque ce sont quand même de sacrés bons con-battants. Alo= rs j'appelle à
 moi les Prodiges Etonnants d'Artamon (Si réelles sont S= es Illusions !), et
 v'là l'chef des géants, - sur le point d'ach'ver n= ot serviteur l'humakti -
 qu'entend son pote lui crier :  

 Le géant parmi les géants s'retourne avec la mâchoire qui lui=  tombe sur les
 ch'villes.  

 hiérarchique ! ".  

 J'reconnais que j'suis plutôt excellent pour c'q= ui est de restituer les
 dialogues. Mais oui, c'est vraiment comme ça qu'= les géants causent ! - c'est
 tel'ment bien imité qu'les géants se je= ttent l'un sur l'autre.
 Malheureusement, ceusses des nôtres que j'ai sau= vé flinguent l'beau
 spectacle de duel, vu qu'y se dépêchent d'poigna= rder les géants dans l'dos.
 Ah là là ! Quels rabats-joie, ceux-là = ! On peut même pas récolter les
 produits d'sa discorde!  

 J'vous rapp=
elle qu'on d'vait faire une démo d'nos talents, et entre l'archer  miro e=
t les mastards K.O., c'était pas ça. J'dois montrer aux arriérés le=

 grand sorcier que j'suis : v'là que j'déploie toute ma puissance ombr= euse
 sur un géant, l'a tel'ment la frousse qu'il en appelle à sa mèr= e, et par
 c'te bouche grande ouverte j'y fais rentrer un bras de nuée de=  ténèbres
 glaciales z-et empoisonnées. La victime - que je plaindrai= s presque -
 étouffe sur place en roulant des yeux. C'était pas une mor= t agréable. Après
 ça, les guerriers y m'regardent tous de traviole a= vec crainte.  

 Sauf Irsa, qu'a pas voulu r'connaître que j'lui avais sau= vé les miches. Elle
 s'défile et noie l'poisson plutôt que d'admettre=  sa dette. Je déteste
 ceusses qui noient l'poisson ! Je la déteste !  =

 Fortement impressionné par la puissance que j'ai déployée, l'chef M= itchuin
 nous embarque dans son plan : faut qu'les Diranis nous donnent l'h= ospitalité
 comme artistes, pis qu'on les provoque, et qu'ça soyent eux=  qui brisent la
 bénédiction d'Alakoring, qui protège les invités. = Pis qu'après on ouv' les
 portes du village et après les vermines entre= nt et tuent les hommes et
 violent les filles.  

 En fait l'plus dur ça a=
 été d'faire taire nos scrupules. L'Humakti y trouve  pas ça honnêt=
e, et moi j'trouve nos nouveaux potes un tantinet trop violents  envers des=
 genses qui n'étaient pas à jour de leurs contributions.  

 Action. Pro=
voquer ces culs-serrés de Yelmalions c'est trop simple, passque  point de=
 vue fouteurs de merdes, on se force à peine. Markos regarde de  travers =
tout c'qui porte du fer, du coup y nous accueillent pas trop bien.  J'leur =
dis, d'un ton très sarcastique, qu'on ira partout raconter leur  géné=
rosité... Markos ruse - ma bonne influence - et leur fait croire qu'on  s=
'régale de nos provisions sans rien leur donner. Belkar jette un froid et=

 fait monter la tension - c'est la seule chose qu'y savait faire. J'danse =
 lascivement avec une bouseuse devant son mari, et lui offre des bijoux  d'=
vant la femme du chef. Irsa conte comment Yelmalio s'était fait piétine= r
 par tout c'que l'monde compte de divinités. J'avais r'péré un Yelm= alion
 particulièr'ment r'monté et on concentre nos efforts d'sus, mais=  j'crois
 qu'y z-avaient tous envie d'nous passer à tabac. Markos le fait=  déraper - et
 après c'est moi qu'on traite d'Eurmali - et c'est son ne= z à lui à Markos qui
 r'çoit le gnon du gars énérvé (pour une f= ois qu'c'était pas moi...).  

 Gros silence : un des leurs vient de tabas= ser un invité. C'est contraire à
 leurs coutumes. Tous les culs-serré=
s de Yelma-lionceaux z'ont peur d'la
 malédiction et rentrent chez eux.
 =

 Du coup, on va à la porte des remparts. Pendant qu'ma suite distraye le= s
 portiers, j'zigouille les guetteurs dans la tour, vite fait bien fait.  =
Markos me remplace pour arroser l'village de flèches, Isra invoque un gra= nd
 vent glacial, éclaire la porte grande ouverte, et l'Humakti s'met au = milieu
 en chantant un chant de Mort. Grosse mise en scène qui fait pisse= r les
 guerriers diranis dans leur froc, et couvre mon action commando derr= ière les
 lignes ennemies. J'fous l'feu au village pour mettre le boxon p= uis, Artamon
 (mon Soutien, mon sang) me f'sant passer pour un péqu'not d= e base, j'passe
 dans les rangs couper les cordes des arcs des Solaires.  

=
 Résultat, y a pas un seul archer enn'mi qui peut tirer une flèche, y s= ont
 sacrément démoralisés, et y s'carapatent. Le temps qu'les pillar= ds Michuin
 ramènent leurs fesses et enfoncent la porte ouverte, tout l'r= este du groupe
 y passait sans mon soutien, c'est sûr.  

 Et maint'nant c=
'est l'heure d'vous coucher, et j'vous laisse méditer ça en
 vous endor=
mant : les plus grands triomphes sont toujours dûs en vérité aux  mod=
estes et aux humbles.    

     
                       

 		

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